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POLLUTION : LE DANGER DES PARTICULES FINES

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Temps de lecture : 2 minutes

L’atmosphère polluée renferme des gaz et des particules fines qui agressent l’organisme et la peau. Le laboratoire Bio-Ec étudie tout spécialement les effets de la pollution. Entretien avec le Docteur Giuseppe PERCOCO, ingénieur en biologie cellulaire de ce centre de recherches biologiques et d’expérimentations cutanées.

On parle de plus en plus de la pollution atmosphérique et  des PM2.5, quelle est leur origine ? 

Les particules PM2.5, dont le diamètre est égal ou inférieur à 2,5 microns, proviennent du trafic routier et des véhicules diesel, de la combustion incomplète du bois et du charbon, de la cuisson des aliments et de la fumée de cigarette. Ces particules pénètrent dans les poumons et passent dans le sang ce qui peut engendrer les problèmes respiratoires et cardiovasculaires. On connaissait leurs effets sur la peau mais depuis ces dernières années les tests se sont sophistiqués pour coller encore mieux à la réalité, c’est l’objet de notre projet Urbanskin. Nous avons montré que les PM2.5 pénètrent dans la peau directement si elle est endommagée et aussi par les follicules pileux.

Dans quelles conditions sont-elles plus nombreuses ? 

Le taux de PM2.5 augmente avec les pics de pollution. Elles se concentrent surtout au niveau des axes routiers et des villes. Elles peuvent rester longtemps en suspension dans l’air et même se déplacer.

Quels sont leurs effets précis sur peau ?

Les PM2.5 touchent deux types de récepteurs, l’un  responsable de la détoxification et l’autre de la réponse antioxydante. Si l’exposition est chronique, on observe des réponses inflammatoires cutanées, une altération de la fonction barrière et de la couche lipidique protectrice en surface. Cette augmentation de la perméabilité accélère la pénétration de substances externes dans la peau. La pollution augmente aussi l’expression de protéines qui dégradent certains composants du derme accélérant le vieillissement. On voit aussi des tâches brunes apparaitre et des cancers cutanés peuvent survenir à long terme. Il a été démontré que les rayons Uva boostent les effets néfastes des polluants atmosphériques.

Inflammation cutanée

Comment étudiez-vous ces mécanismes ?

Nous avons développé la Pollubox, une chambre d’exposition qui met la peau humaine en contact avec une pollution atmosphérique. Les polluants sont les mêmes dans les différentes villes. Ce qui change c’est la concentration. Dans la Pollubox, la concentration est très élevée pour évaluer les dégâts à long terme, notamment l’oxydation des lipides et l’activation des gènes et des protéines par les récepteurs.

Quels types de soins cosmétiques testez-vous dans votre laboratoire ?

Deux types de soins anti-pollution :

  • Ceux qui déposent un film physique sur la peau pour faire écran et stopper la pénétration des microparticules et des polluants.
  • Ceux qui renferment des actifs antioxydants et anti-inflammatoires pour aider la peau à lutter, voire bloquer, les effets des polluants.  

Mais nous sommes au tout début de la cosmétique anti-pollution. Nous nous penchons aujourd’hui sur les effets de la pollution sur le microbiome, ces bactéries qui vivent à la surface de la peau.

Si vous souhaitez poser des questions, n’hésitez pas à le faire dans l’espace LAISSER UN COMMENTAIRE

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